Revaloriser une friche en limitant l’impact environnemental et financier

Le développement de nouveaux projets ou nouvelles activités devrait désormais s’envisager à travers la revalorisation des friches

plutôt qu’en dénaturant des zones agricoles. Cependant, de tels projets impliquent souvent des coûts liés à l’assainissement difficiles à supporter. A moins que l’on agisse avec méthode, en cherchant à optimiser le projet au départ d’une étude environnementale menée dans les phases initiales du projet.

Le projet de revalorisation de l’ancienne fonderie Henricot à Court-Saint-Etienne, mené par Equilis, pour en faire un quartier durable, témoigne de la pertinence d’une telle démarche.

 

Avec le projet Court-Village, la volonté d’Equilis, son promoteur, a été de construire un quartier durable sur le site de cette ancienne fonderie, située à Court-Saint-Etienne. Ce projet intègre des logements avec des surfaces commerciales au rez-de-chaussée. « Nous sommes intervenus sur ce dossier après la démolition des anciens bâtiments afin de mener une étude relative à la dépollution des sols et une étude d’incidences, explique Jean-Marc Lambert, dirigeant du groupe ABV Development. Dès l’entame du projet, notre volonté est d’aider le client à mener à bien son projet en cherchant notamment à réduire le coût de l’assainissement. »

 

Limiter l’excavation des terres polluées

 

Dans le sol d’une ancienne fonderie, on trouve le plus souvent des hydrocarbures et des métaux lourds. Dès lors, lorsque l’on envisage un projet de logements sur un tel site, toutes les terres polluées évacuées lors du terrassement doivent être envoyées en centre de traitement.


L’opération représente un coût non négligeable, pouvant souvent annihiler la rentabilité d’un projet et ainsi anéantir sa faisabilité. « L’idée, en tant que bureau d’étude, est de nous positionner en partenaire du promoteur et de son projet. Si elle est réalisée suffisamment tôt dans la phase de développement du projet, l’étude des sols permet de travailler en collaboration avec l’architecte pour envisager une implantation des futurs immeubles qui tiennent compte des pollutions souterraines, poursuit Jean-Marc Lambert, d’ABV Development. On peut, de cette manière, limiter l’excavation des terres polluées et mieux gérer les risques. »

 

 

Intérêt économique et environnemental

 

Une telle démarche a plusieurs avantages. Une identification précise de la pollution présente dans le sol et des risques qu’elle présente permet de mieux appréhender les impacts liés au projet. «  On peut donc envisager les futurs développements en tenant compte de ces éléments, confiner la pollution là où c’est nécessaire, excaver uniquement là où cela s’impose », poursuit Jean-Marc Lambert. Au-delà d’une réduction des coûts d’assainissement, la démarche présente aussi un intérêt environnemental. « L’obligation d’excaver les terres a un impact lourd en termes d’émissions de CO2, que ce soit à travers le traitement imposé ou en raison du coût environnemental lié à leur transport », poursuit le dirigeant.

 

Réutiliser localement les déchets non-pollués

 

Afin de limiter le charroi lié à l’assainissement, une solution réside dans le criblage des éléments récupérés dans le sol. « Suite à une démolition, la brique et le béton présents ne sont pas pollués et, dès lors, ne devraient pas partir avec les terres destinées à être traitées. Il s’agit de déchets de construction qui peuvent être réutilisés localement, au niveau du nouveau projet. De cette manière, à Court-Saint-Etienne, on a pu diviser le volume de terre à traiter par deux », assure Jean-Marc Lambert.

 

Permettre une revalorisation effective des friches

 

Au niveau du projet d’Equilis à Court-Saint-Etienne, l’intervention du bureau d’étude ABV Development, en amont des premiers travaux, a permis de prendre des décisions stratégiques pour à la fois limiter le coût de l’assainissement et optimiser l’impact environnemental du projet. « Par exemple, sur nos conseils, il a été décidé de remonter le seuil des bâtiments de 60 centimètres, simplement pour pouvoir accueillir les terres et déchets de construction excavés qui n’étaient pas pollués », commente Jean-Marc Lambert.

 

Le gain est économique, parce qu’il permet de réduire les coûts d’assainissement ; social, car il évite de générer des nuisances inutiles liées au transport de camion ; et enfin environnemental. « Sur le projet Court-Village, notre intervention en amont du projet a permis de réduire substantiellement les coûts de l’assainissement. Sans cela, le projet n’aurait sans doute pas vu le jour, conclut Jean-Marc Lambert. Ce dernier élément est essentiel pour nous. Dans la manière d’envisager nos missions, notre travail, la volonté est avant tout de permettre à des projets d’aboutir. Nous mettons dès lors tout en œuvre, en partenariat avec des promoteurs et des architectes, pour parvenir à redonner vie à ces friches plutôt que d’envisager l’exploitation de zones agricoles. »

 

 

 

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